

PlayStation : Le mag

La rédaction de PlayStation : Le magazine officiel a eu la chance de jouer à une première version : voici leurs impressions.
Il est prévu que 80% de la puissance de la PlayStation 3 soit mise à contribution pour le développement de GT5.
C'est ainsi que le studio de Tokyo, Polyphony Digital, assure la présentation de son titre, alors que la plupart des jeux actuels, aux dires des développeurs, n'utilisent que 30% du potentiel de la console.
Pour arriver à un tel niveau de performances, il faut du temps. Voilà la raison pour laquelle le cinquième volet de Gran Turismo ne verra le jour que l'année prochaine. En guise de mise en bouche, GT5 Prologue sortira avant la fin de l'année sur support Blue-Ray voire en téléchargement. Le but est bien sûr de vous donner un avant-goût du prochain Gran Turismo.
Manette en main, GT5 Prologue fait tout de suite la différence.
Les premières secondes de jeu suffisent à prendre la pleine mesure du travail des codeurs japonais.
Départ lancé à bord de notre Audi R8, sur
le tracé de Suzuka. Premier changement, le nombre
d'adversaires est porté à quinze. Les habitués
de la série seront vraiment très surpris. De plus, le
détail des véhicules est toujours exceptionnel. Rien
d'étonnant lorsqu'on sait que la modélisation d'un
véhicule nécessite entre 6 et 9 mois pour une
personne ! Les concepteurs s'échinent pour que le niveau de
précision aille plus loin que jamais. L'accent est
porté sur la carrosserie, qui tient une place de choix dans
le développement du véhicule, mais aussi sur les
optiques de phares et la "zone pneu", intégrant pneu, jante,
étrier de frein et disque. Tous ces éléments
gagnent en volume. Mais si le temps est long pour construire un
bolide, nous comprenons rapidement l'ampleur de la tâche, en
pressant la touche Select pour changer de vue. L'intérieur
de notre R8 est fidèlement modélisé mais, plus
surprenant, les mains du pilote ne sont pas rivées au
volant. Première sortie de route,
tête-à-queue, et l'on remarque que les bras du
conducteurs s'agitent pour tenter de récupérer la
caisse. Et le détail qui tue, c'est la vue
arrière. En pressant la touche L1, on constate qu'en vue
intérieure, l'arrière du véhicule est
entièrement reproduit : le fauteuil, la lunette
arrière, etc. La plus subjugante reste la Ferrari F430
où l'on peut admirer le V8 logé derrière son
dos (photo ci-dessus). Impressionnant !
Sur la piste, les adversaires ne suivent plus la trajectoire idéale.
Si l'on parle sans cesse du réalisme de Gran Turismo, pour Kazunori Yamauchi, le père de la série, le plus gros changement de la saga se situera au niveau de l'IA (intelligence artificielle). Il n'a pas tort. Au volant depuis plusieurs minutes, on constate que 2 pilotes se livrent bataille pour gagner une place tandis qu'un autre commet une faute avec sa Dodge Viper juste sous nos yeux et rejoint le bac à sable. En revanche, toujours pas de dégâts sur les voitures, même si l'on sait que les programmeurs planchent sur un moteur gérant les collisions et les déformations des voitures. Les deux principales raisons de l'absence d'un tel mode?
Premièrement, les marques ne sont pas toutes enclines
à voir leurs voitures transformées en épave.
Deuxièmement, le studio veut mettre au point un moteur de
déformations ultra-réalistes. Lorsqu'on connait la
rigueur avec laquelle chaque élément de Gran Turismo
est pesé et réfléchi avant d'être
intégré, on se demande même si le
développeur ne souhaiterait pas reproduire des zones de
déformations propres à chaque véhicules
.
Néanmoins, on peut imaginer qu'une démo du jeu
intégrant les dégâts sera lancée
l'année prochaine sur le PlayStation Network.
La jouabilité de ce GT5 Prologue est aussi accessible que sur le précédent.
Dans la version que nous avons essayée, nous n'avons pas
senti de différences entre les modes Normal et Simulation.
Toutefois, on peut vous assurer que le comportement des caisses se
veut aussi réaliste que possible. Au volant de l'Audi R8, on
se sent plutôt en sécurité, grâce
à sa transmission intégrale. Tout l'inverse de la
Dodge Viper, puissante mais lourde et faisant preuve d'un freinage
plutôt moyen. La gestion du sous-virage et du survirage est
désormais la base de tout jeu de course. L'équipe
s'est donc davantage attelée au transfert des masses. Les
codeurs continuent leur travail, pour que les joueurs
intègrent cette donnée, déjà entrevue
dans GT HD Concept, lors d'un freinage, ou au moment d'engager sa
voiture dans une courbe. Enfin, l'un des derniers chantiers est la
gestion de l'embrayage. Si l'on ne peut pas vous assurer que cette
fonction sera implémentée dans GT5 Prologue, retenez
que GT5 jouira de cette possibilité. Autant de
nouveautés qui vont insuffler à GT une nouvelle
dynamique et le propulser une nouvelle fois en pôle des jeux
de courses.
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